Communautés de pluie

Le projet « Communautés de pluie » vise à améliorer la résilience des populations népalaises face aux aléas du changement climatique. Une meilleure gestion des ressources en eau à l’échelle du bassin versant est mise en œuvre pour favoriser l'infiltration des eaux.

 

Au Népal, à l'est de Pokhara, les communautés rurales ne sont parfois pas en mesure de couvrir leurs besoins quotidiens en eau. Les effets du changement climatique et la modification des modèles de précipitations exacerbent la vulnérabilité des populations. Les pluies sont plus variables, les saisons sèches plus longues et les moussons plus intenses, ce qui a des effets néfastes à long terme sur l’agriculture de subsistance. Les communautés vivant au sommet des collines se voient donc rapidement dépourvues de leurs ressources en eau lors des périodes sèches. Ces effets sont accentués par le fort développement urbain en plaine qui a accru la demande en eau en réduisant ainsi la disponibilité les communautés situées en amont.

 

Le constat, un manque d'eau grandissant

Dépendant de la pluie pour leurs récoltes, les villageois sont profondément affectés par une intensification des sécheresses. La région a été pourvue par des systèmes de relèvement à l’énergie solaire qui acheminent l’eau à plus de 80-100 m de dénivelé. Néanmoins, ces techniques sont coûteuses et complexes à mettre en œuvre et à maintenir dans le contexte de sous-développement.

Dans les collines, les aquifères se rechargent peu car un grand volume des précipitations est directement convoyé vers les rivières et les lacs. La déforestation massive et la faible couverture des sols réduisent encore l’infiltration, augmentent les ruissellements et intensifient les inondations dans les plaines.

Les aquifères ne reconstituent alors qu’une partie de leurs réserves, lorsque la pluviométrie est abondante (juin à septembre). Ce qui a pour conséquences de réduire la recharge naturelle et de diminuer le niveau des nappes phréatiques sur le long terme. Résultat : les sources se tarissent.

De plus, les femmes, les jeunes filles et les personnes âgées se retrouvent souvent seules dans les villages. L’émigration des hommes et des jeunes vers les villes pour des raisons économiques et éducationnelles vide les campagnes de leur main d’œuvre. Ainsi, la charge de collecter l’eau des sources devient encore plus pénible pour les femmes qui restent dans leurs villages.

 

Agir pour accroître la résilience

  • Développer des pratiques d’agriculture durable, intégrant les nouveaux modèles de précipitations ;
  • Mieux retenir les pluies dans les collines pour optimiser la recharge des aquifères ;
  • Renforcer la captation d’eau de pluie dans les réservoirs, une source importante d’eau potable ;
  • Développer la compréhension de ces phénomènes par les communautés.
 

Engager les communautés

L’approche du« Water Use Master Plan » (WUMP) est conduite pour mettre en place une gestion intégrée des ressources en eau dans la zone d’intervention. Les communautés ainsi que les autorités locales sont impliquées tout au long du processus. Afin de comprendre les savoirs des communautés en termes de gestion de l’eau, un exercice de cartographie 3D participative est en cours. Ce travail permettra de déterminer l'emplacement des points d'eau, de décrire les caractéristiques des sources, de comprendre les facteurs environnementaux qui influencent la résilience des services, et enfin de définir une méthodologie en matière de gestion des sources.

 
 
 

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