A Kop Ale no Maag Olè : Restauration de mangrove au Sénégal

par Florian Bielser | 25 juillet 2021
catégories : senegal, programme3

Image A Kop Ale no Maag Olè : Restauration de mangrove au Sénégal

Dans le cadre de la Journée internationale pour la conservation de l’écosystème des mangroves du 26 juillet 2021, l’IRHA a le plaisir de vous présenter son dernier projet en collaboration avec l'Océanium de Dakar qui démarrera fin 2021 dans l’estuaire du Sine Saloum au centre du Sénégal : « A Kop Ale no Maag Olè » (la Forêt de la Mer en wolof). Ce dernier appuiera, pour une durée de 24 mois, les communautés de quatre villages estuariens situés dans la commune de Djilasse (Fatick, Sénégal).

Cette initiative, soutenue par la Fondation AP, entend consolider la résilience des écosystèmes estuariens du Sine Saloum et de ses communautés face à l’accentuation des risques liés au changement climatique ; et ce, à travers le renforcement des capacités techniques et de gestion des acteurs locaux en matière de restauration des écosystèmes.

Dans le Sine Saloum, l’avancée des terres salées (tannes) représente l’une des principales causes de recul du couvert végétal (continental comme estuarien –mangrove), de la dégradation des terres et de la salinisation des aquifères. La combinaison des épisodes de sécheresse de la fin des années 70/80 et de la croissance démographique, ayant augmenté la pression anthropique sur les ressources naturelles, en particulier la mangrove, s’avèrent être la principale cause du phénomène de salinisation des terres qui tend à s’accélérer de façon inquiétante depuis 2015.

Grâce à une intervention paysagère combinée en matière de restauration de l’écosystème des mangroves, de gestion des ressources naturelles (notamment les sols et les ruissellements) et de la réintroduction d’îlots agroforestiers, le projet « A Kop Ale no Maag Olè » entend stopper ce cercle vicieux.

La mangrove représente un maillon central de l’équilibre écosystémique et socio-économique, tant en bordure d’estuaire, qu’en arrière-pays au Sénégal. Niche de biodiversité et de ressources irremplaçable, barrière contre l’érosion côtière, la salinisation des terres et des aquifères, ou encore véritable puits de carbone; la mangrove rend des services écosystémiques inégalés et reconnus internationalement. Sa restauration permet de reconstituer la barrière protectrice naturelle au niveau de l’estuaire afin de limiter le phénomène de salinisation des terres dans l’arrière-pays.

Par ailleurs, ce projet promeut également une meilleure gestion des ressources naturelles notamment des eaux pluviales ; cela afin de réduire le ruissellement et la perte des sols arables tout en consolidant les écosystèmes et aquifères. La restauration du niveau d’eau douce dans les réserves souterraines favorisera l’abaissement du niveau du sel et permettra aux producteurs locaux de réutiliser leurs puits pour irriguer les cultures de contre-saison (maraîchage, arboriculture fruitière, etc.).

Finalement, des îlots agroforestiers permettront de garantir aux communautés une source importante de bois et fourrage, soulageant ainsi le couvert forestier en perdition, tout en assurant une refertilisation des sols, permettant d’améliorer la productivité agricole et ainsi, la sécurité alimentaire.

catégories : senegal, programme3


Votre soutien est précieux

Faites un don

Bénéficiaire: IRHA
Compte: 17-198970-3
IBAN: CH15 0900 0000 1719 8970 3
BIC: POFICHBEXXX

Reconnue d'utilité publique, vos dons pour l’IRHA sont déductibles des impôts.

 
irha-h2o.org

IRHA

Maison internationale de l’environnement 2
Chemin de Balexert, 9
CH-1219 Châtelaine

Tel. : +41 22 797 41 57
E-mail : secretariat@irha-h2o.org

 
  }